La reprise doit se faire vite. Quand vous changez d’agence web, l’enjeu immédiat est de reprendre le contrôle du site, du domaine, des accès de mesure et des outils de travail avant que les comptes ne vous échappent.
La bonne approche consiste à sécuriser les actifs un par un, avec une liste écrite et des preuves de propriété. Ce n’est pas une question de méthode interne, mais de continuité pour votre activité, vos équipes et vos clients.
Commencer par l’inventaire des actifs
Avant toute discussion, faites l’inventaire de ce qui doit revenir sous votre contrôle. Le point important n’est pas seulement de savoir qui a créé le site, mais qui détient aujourd’hui les accès et les preuves de propriété. C’est ce qui conditionne le transfert du domaine, la récupération des fichiers, la remise en état de l’hébergement et la reprise des outils Google. (support.google.com)
Inventaire prioritaire à reprendre
| Actif | Ce qu’il faut récupérer | Pourquoi c’est prioritaire |
|---|---|---|
| Nom de domaine | Le compte du registrar, le code d’autorisation, et la confirmation du titulaire. | ICANN indique que l’Auth-Code sert au transfert et qu’il doit être fourni dans les 5 jours calendaires après la demande pour les extensions génériques. Les extensions nationales suivent les règles de leur propre registre. |
| Hébergement | Les identifiants d’administration, l’accès aux sauvegardes et la possibilité d’exporter les données. | Une sauvegarde cPanel peut contenir les fichiers du site, des bases MySQL et des éléments de messagerie utiles à la restauration. (docs.cpanel.net) |
| Visibilité | L’accès aux propriétaires et aux utilisateurs Search Console. | Les propriétaires peuvent gérer les utilisateurs, et une propriété doit conserver au moins un propriétaire vérifié. |
| Mesure d’audience | L’accès au compte ou à la propriété Google Analytics. | Google gère les droits au niveau du compte ou de la propriété, et les utilisateurs sont identifiés par leur adresse Google. (support.google.com) |
| Messagerie | Les boîtes mail, les redirections et les paramètres de remise. | Les sauvegardes d’hébergement peuvent aussi contenir les emails liés au domaine, ce qui évite de perdre des échanges utiles. (docs.cpanel.net) |
Si vous n’obtenez pas tout d’un seul coup, commencez par ce qui bloque le reste, puis verrouillez chaque couche de propriété avant de passer à la suivante. Le but n’est pas de tout refaire, mais de reprendre la main sans rupture.
Récupérer le nom de domaine
Le nom de domaine est souvent le premier point de tension. Pour en reprendre la maîtrise, il faut demander le code d’autorisation, parfois appelé Auth-Code, code de transfert ou code EPP, puis lancer le transfert auprès du registrar que vous souhaitez utiliser. La FAQ ICANN sur le transfert d’un nom de domaine et la page ICANN sur les transferts entre registrars rappellent que ce code sert à éviter les transferts non autorisés. ICANN précise aussi que, pour les extensions génériques comme le .com ou le .net, le registrar doit le communiquer dans les 5 jours calendaires suivant la demande. Les extensions nationales, comme le .mu, le .fr ou le .re, relèvent des règles propres à leur registre, où le délai peut être différent.
Si le domaine est en cours de suppression ou dans une situation de blocage, le transfert peut être suspendu tant que le nom n’a pas été rétabli. En pratique, il faut donc agir avant que le dossier ne se complique, et garder toutes les demandes par écrit.
Récupérer l’hébergement, les fichiers et la base de données
Une fois le domaine sécurisé, demandez l’accès complet à l’hébergement. Vous devez pouvoir récupérer les fichiers du site, les sauvegardes, la base de données et, si besoin, les paramètres liés à la messagerie. Dans la documentation cPanel, les archives de compte peuvent inclure les fichiers du site, les dumps MySQL et plusieurs éléments utiles à la restauration.
Si votre site a été administré dans un panneau d’hébergement, ne vous contentez pas d’une copie partielle. Il faut obtenir de quoi reconstruire l’ensemble, pas seulement un export visuel. Cela évite de dépendre d’un ancien prestataire pour le moindre ajustement, la moindre remise en ligne ou la moindre correction future.
Dans le cas où votre équipe doit continuer à faire vivre le site après la reprise, la question des sauvegardes doit rester centrale. C’est aussi le cadre d’une maintenance du site web pensée pour garder le site exploitable dans la durée.
Récupérer les comptes de visibilité et de mesure
Les comptes de visibilité sont parfois sous-estimés, alors qu’ils conditionnent votre capacité à voir ce qui se passe réellement. Dans Search Console, un propriétaire vérifié a les droits les plus élevés. Il peut ajouter et retirer des utilisateurs, et la propriété doit conserver au moins un propriétaire vérifié. Si tous les propriétaires vérifiés perdent l’accès, les autres utilisateurs le perdent aussi.
Dans Google Analytics, la logique est similaire mais séparée. Les droits se gèrent au niveau du compte ou de la propriété, et l’administrateur peut ajouter, modifier ou retirer les accès. L’objectif, pour vous, est simple : ne pas dépendre d’un ancien interlocuteur pour lire les données de votre propre site.
Si le dossier est administré dans un espace Google plus large, le rôle de l’administrateur compte autant que le mot de passe. Google indique qu’un administrateur ou un prestataire peut accéder aux données et décider des services disponibles pour le compte. Il faut donc clarifier ce point avant la rupture, puis faire reprendre les droits par une personne de votre organisation. (support.google.com)
Récupérer les boîtes mail et les comptes de travail
Les boîtes mail liées au domaine sont souvent le dernier sujet traité, alors qu’elles portent les confirmations de rendez-vous, les formulaires et les échanges sensibles. Si elles sont hébergées sur le même serveur que le site, demandez leur reprise avec les autres éléments techniques. Dans une sauvegarde d’hébergement, les messages associés au domaine peuvent faire partie des données récupérables.
Si vos comptes de travail passent par un environnement Google administré, le sujet doit être traité comme un sujet d’accès, pas comme une simple boîte personnelle. Le bon réflexe consiste à faire acter qui administre quoi, qui conserve l’autorité sur les données, et qui peut révoquer les accès à la fin de la transition.
Ce qu’il faut demander noir sur blanc
Pour éviter les zones grises, faites une demande écrite, précise et datée. Elle doit viser les éléments dont vous avez besoin pour reprendre le site sans dépendre d’un tiers. La forme compte autant que le fond, car elle laisse une trace claire de ce qui a été demandé et de ce qui manque encore.
- Demandez le code d’autorisation du domaine et la confirmation du registrar actuel.
- Demandez l’accès complet à l’hébergement et à ses sauvegardes.
- Demandez une copie exploitable des fichiers du site et de la base de données.
- Demandez la reprise des accès Search Console et Google Analytics.
- Demandez la reprise des boîtes mail, des redirections et des paramètres de remise.
Ce dossier doit ensuite être transmis à la personne de votre choix, en interne ou chez un nouveau prestataire. L’objectif n’est pas de multiplier les intermédiaires, mais de rétablir une chaîne de responsabilité simple et lisible.
FAQ : changer d’agence web et récupérer ses accès
Comment récupérer son site et ses accès après avoir changé d’agence web ?
Commencez par lister le domaine, l’hébergement, les fichiers du site, la base de données, la Search Console, Google Analytics et les boîtes mail. Demandez ensuite les accès d’administration, puis les exports utiles à la reprise. Si le site est hébergé dans un environnement de type cPanel, une sauvegarde peut contenir les fichiers du site, les bases MySQL et des éléments de messagerie. Pour les comptes Google, la récupération passe par le propriétaire ou l’administrateur du service.
Comment récupérer son nom de domaine lorsque l’agence refuse de le transférer ?
Demandez par écrit le code d’autorisation du domaine, parfois appelé Auth-Code ou code de transfert. ICANN précise que ce code sert à sécuriser le transfert et que, pour les extensions génériques, le registrar doit le fournir dans les 5 jours calendaires suivant la demande. Pour une extension nationale comme le .mu, le .fr ou le .re, vérifiez le délai prévu par le registre concerné. Si le domaine est en cours de suppression ou dans une situation de blocage, il peut d’abord falloir le rétablir. Gardez toutes les preuves de vos demandes, car elles deviennent utiles si la situation se fige.
Quelles sont les étapes pour migrer son site vers un nouveau prestataire sans perte de trafic ?
La priorité est de conserver la propriété du site et l’accès aux comptes de visibilité avant le basculement. Dans Search Console, assurez-vous qu’au moins un propriétaire vérifié reste en place, puis donnez accès au nouvel interlocuteur. Dans Google Analytics, transférez ou ajustez les droits au niveau du compte ou de la propriété. Ensuite seulement, faites basculer l’hébergement et les DNS, afin de limiter les interruptions et de garder la continuité des mesures.
Comment obtenir le code d’autorisation d’un nom de domaine après avoir quitté l’agence ?
Vérifiez d’abord à quel nom le domaine est enregistré, car le registrar ne délivre ce code qu’au titulaire déclaré ou à son contact désigné. Si vous êtes titulaire, adressez la demande directement au registrar et pas seulement à l’agence qui gérait le site ; si c’est l’agence qui figure comme titulaire, la démarche à engager n’est pas un transfert mais un changement de titulaire. Le code d’autorisation est créé par le registrar pour permettre le transfert du domaine. ICANN rappelle qu’il doit être communiqué dans les 5 jours calendaires suivant la demande pour les extensions génériques, sauf situation particulière liée à l’état du nom de domaine. Les extensions nationales appliquent leurs propres règles. Si vous n’obtenez pas de réponse, conservez les échanges et adressez une réclamation à l’organisme qui encadre l’extension concernée : l’ICANN pour les extensions génériques, le registre national pour les extensions de pays.
Comment vérifier et récupérer les accès hébergement, base de données et comptes Google lors d’un changement d’agence web ?
Demandez d’abord les accès d’administration de l’hébergement, puis l’export des fichiers et de la base de données. Sur un hébergement de type cPanel, les sauvegardes peuvent contenir les fichiers du site, les bases MySQL et les éléments de messagerie. Côté Google, vérifiez qui est propriétaire de Search Console, puis qui administre Google Analytics. Si les comptes passent par un espace Google géré, l’administrateur doit aussi clarifier son rôle sur les données et les services.
Et maintenant ?
Si votre dossier est bloqué, prenez un échange via la page de contact. Vous pouvez aussi revenir à l’accueil du site et parcourir nos services si vous cherchez un cadre clair pour reprendre la main sur votre site dans la durée.